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Présentation de l'association Casa cumuna corsa

 

A leva di u settanta
La Casa Cumuna Corsa est née en plein Riacquistu.
Elle a été créée par de jeunes militants, issus pour la plupart du milieu des étudiants Corses de Nice.
En phase directe avec les prises de position des organisations insulaires, à la pointe de la revendication identitaire, la CCC se positionne d'emblée pour la défense et la promotion de la langue et de la culture corses.

Principaux dirigeants de la CCC
Parmi les premiers responsables on peut citer, Philippe Guerrini, Jean-François Ramoin-Lucciani et Jean-Claude Calassi.
Saluons également les compagnons dont la fidélité à la CCC n'a jamais été prise en défaut tels Jacques Polidori, Victor Luchini, Anne-Marie Padovani…

Une époque pionnière
Les cours de langue corse vont, dès le départ, permettre de rassembler les énergies dans un environnement niçois souvent méfiant, voire carrément hostile. Antoine Veuvet, hommage lui soit rendu, s'y était risqué avant nous, dans une approche, il est vrai, quelque peu différente puisque entre-temps était paru l'ouvrage linguistique de référence, « Intricciate è cambiarine » de Pascal Marchetti et Dominique Antoine Geronimi.
Les plus anciens d'entre-nous se souviennent qu'Antoine Veuvet, toujours jeune d'esprit, nous avait rendu visite. Membre de l'Accademia corsa, son « Carthago delenda est » aimait-il à répéter était, « Sianu scritti in corsu i nomi di i lochi corsi ». Une exigence que chaque Corse devrait, pour le moins, reprendre à son propre compte…
Quant à nous, avec le souci de rassurer au mieux certains élèves adultes et certains parents, il fut décidé d'organiser les cours du soir de notre association en un lieu « neutre » et culturellement symbolique.
C'est ainsi que notre premier professeur de corse, Jacques Polidori qui exerçait les fonctions de Conseiller principal d'éducation, a réussi à convaincre le proviseur de l'époque, madame Baggioni, de nous accueillir au lycée Beau-Site.
En gage de fidélité, trente ans après, certains cours de la CCC y sont toujours organisés, à la satisfaction générale.
Qu'il nous soit permis de saluer ici l'actuel proviseur, monsieur Moreau, et, à travers lui, l'ensemble de ses prédécesseurs, pour leur hospitalité.

Crédibilité et légitimité
Afin d'officialiser et de pérenniser les cours de langue et de civilisation corses, il a fallu convaincre les institutions officielles. Ce ne fut pas, on en conviendra aisément, une mince affaire…
Dans un contexte militant particulièrement difficile - Philippe Guerrini et Jean-françois Ramoin-Luciani étaient rentrés en Corse pour y mener d'autres luttes ; Jacques Polidori avait fait valoir ses droits à une retraite bien méritée- la stratégie de la CCC, toujours sous la présidence de Jean-Claude Calassi qui maintenait le flambeau, allait s'élaborer selon les principaux axes suivants :
1) convaincre le rectorat de Nice de prendre en charge l'organisation officielle de cours de langue corse dans un lycée d'état, afin de préparer au mieux, dans le cadre de leur emploi du temps scolaire, les candidats au baccalauréat. Finalement, après de multiples démarches ponctuées, au gré des politiques ministérielles, de phases de tension alternant avec des entrevues plus cordiales, ces cours seront bien assurés au lycée du Parc Impérial, parallèlement à ceux de la CCC.
2) Récompenser par un prix les bacheliers s'étant particulièrement distingués dans l'épreuve de langue corse du bac. C'est ainsi que le prix « Lingua Corsa Lingua Viva » de la CCC fut créé en 1994 sous le patronage de monsieur le recteur d''académie de Nice, notre regretté compatriote, Pierre Ferrari.
Parmi ceux qui nous ont apporté leur soutien il convient de citer également Roger Rocca spécialiste et défenseur du « nissart », en poste durant ces années-là de Chargé de mission pour les langues et cultures régionales (LCR) auprès du recteur de Nice.
La réelle solidarité dans ce domaine entre Corses et Niçois (on sait ce qu'il en est pour le football…) pouvait se décliner, vis-à-vis des autorités, sur plusieurs registres : nous, Corses, bénéficions en quelque sorte de la « légitimité territoriale » de nos hôtes, et les Niçois, eux, agitaient à l'occasion la menace d'une éventuelle et hypothétique action « musclée » de notre part, afin de faire aboutir telle ou telle revendication. Bref chacun y trouvait son compte et l'enseignement des « langues et cultures régionales » dans l'académie de Nice, en est sorti grandement renforcé.
Saluons enfin la mémoire du très regretté recteur Antoine Ottavi, dont la présence, toujours bienveillante, à nos côtés, représentait la plus noble des cautions.

Lingua corsa lingua viva
Aujourd'hui, si la vigilance est toujours de mise, l'objectif initial semble largement atteint : les cours de langue et culture corses à Nice fonctionnent à la satisfaction générale, même si l'on peut encore, et toujours, faire mieux.
Quant au prix « Lingua Corsa Lingua Viva » il s'inscrit désormais dans un cérémonial annuel pour le plus grand bonheur des lauréats récompensés par des livres et, pour les tous premiers, par des titres de voyages aller-retour Nice-Corse gratuits. Ceci a pu être mené grâce au concours de la CCM, de la SNCM et de la Corsica Ferries dont nous saluons au passage le fidèle parrainage et au-delà, l'amical soutien de Paul Mariani, ainsi que de Charles Fortuné, de Pierre-Jean Sammarcelli, et de Roland Ferrari.


U spiritu Casa Cumuna Corsa
Précisons que la CASA CUMUNA CORSA n'a, à ce jour, jamais reçu un seul centime de subvention. La raison en est fort simple : les responsables, tour à tour traités d'utopistes ou « d'activistes », s'étaient, dès le départ, heurtés à une fin de non-recevoir de la part des collectivités. Aussi, contre vents et marées, un peu par défi, beaucoup par fierté, la CCC a continué son chemin, ne comptant que sur le dévouement de chacun de ses membres, en totale indépendance…

Privilégier la cause, à savoir l'identité - a cursità -, loin des querelles partisanes et des tentations hégémoniques, essayer, dans la mesure du possible, de concilier le fond et la forme, telles ont toujours été les préoccupations des responsables de la CCC.
Cet « esprit » Casa Cumuna Corsa fait également partie de l'héritage transmis par Jean-Claude Calassi à la jeune génération en place.

REVUE DE PRESSE

La surexposition médiatique n'a jamais constitué le fonds de commerce de la CCC. Cependant, lors de circonstances heureuses ou graves, voire hélas, dramatiques, nous n'avons jamais hésité à faire entendre notre voix.
En voici un aperçu, à travers la reprise de quelques articles de presse nous concernant.
On pourra noter au passage qu'un certain nombre de nos communiqués sont rédigés en corse, même si, amer constat, l'utilisation de la langue française s'avère plus efficace si l'on veut sensibiliser le plus grand nombre de personnes.

Nota bene : Tous ces documents figurent dans les archives de la CCC, dans leur présentation originale, selon les caractères typographiques et la pagination du journal à la date de parution.


LA LANGUE CORSE

U bilinguisimu : (communication CCC, décembre 1988)
« A CCC vi face sapè chì sò parechji anni ch'ella organizzeghja corsi di lingua corsa in Nizza.
Malgradu u sucessu d'issù insignamentu, simu custretti di ricunnosce chì, quandu u sughjettu dipende d'una scelta – è u fattu si stà chì ghjè u destinu di a lingua corsa in e famiglie corse di u cuntinente, è sarà dinò cusì per un pezzettu – a vuluntà di i sculari è a divuzione di i prufessori ùn bastanu,
- perchè i intoppi di tutti i modi cì sò à più pudè, ancu tra di noi (precuncetti, falzi ghjudizii…),
- perchè u fattu stessu di u sceglie hé un ingannu,
- perchè i mezi (finanza, spartitempu…) anu un'impurtanza sprupusitata.
A CCC si maraviglia chi, ghjuntu in visita ind'è noi, issù Ministru di statu ci facci pruposte cusi intimurite è si puteria dì riaziunarie, piattandusi à laziu cù discorsi di facciata invece di parlà di i veri capatoghji.
A CCC face rimarcà chì i nostri antenati di fattu, anu sempre praticatu u bilinguisimu è ch'issù bilinguisimu si praticheghja ancu ad'avà, ma in appuculiscendusi, in i paesi.
Si pò dì dinò chì in issà facenda, i mezi furzatoghji di u statu, incù l'appoghju di i stitutori per impone a lingua francese, tandu parlata pocu è micca, ùn so mancati.
Oghje ghjiornu a tendenza si hè scambiata di sensu è a lingua corsa hè in periculu murtale.
U bilinguisimu intruduttu in scola, in l'amministrazione, in i mezi cumunicativi, pagherebbe un pocu issà inghjustizia storica, chì di fattu, a lingua corsa hè parte sputica di u populu corsu. »
Communiqué de la CCC paru dans Corse-matin du vendredi 30 décembre 1988.


Perchè corsi di lingua corsa in Nizza (communication CCC, octobre 1990)
« Sò digià uni belli pochi d'anni ch'elli cì sò i corsi di lingua corsa à a Casa cumuna corsa di Nizza.
Issì corsi ripiglieranu à i principii d'ottobre fin'à ghjuniu à tempu à quelli di e scole è di l'università.
Avemu ammaestratu tre livelli assestati d'issà manera :
- corsi d'iniziazione per i principianti.
- corsi di perfezziunamentu: criscimentu di a precizione di u dettu, maistrìa di a graffìa, studiu di l'opare di i nostri pueti è di i nostril scrittori…
- corsi speziali per i liceani chi anu sceltu a lingua corsa siasi cum'è seconda o terza lingua, siasi cum'è ozzione.
A CCC ghè un associu à scopu culturale cù a imbizione di difende è di prumove a sputichezza di a lingua corsa. Altu dissegnu è grandissimu prugramma chi averebbe da fà nasce a invidia di piglià parte, indù i cori di i Corsi di u cuntinente… »
Communiqué de la CCC paru dans Corse-matin du vendredi 5 octobre 1990.


Une revendication aboutie (octobre 1993)
« Une commission des langues et cultures régionales présidée par le recteur d'académie et en présence de MM. Muller, inspecteur général de l'Education nationale et Salles-Loustau, chargé de mission auprès du ministre, s'est réunie tout récemment à Nice.
A la demande expresse de Jean-Claude Calassi de la Casa Cumuna Corsa (unique délégué pour la langue corse), le recteur s'est engagé à ce que, dans le cadre de l'enseignement secondaire à Nice, des cours de langue corse soient désormais assurés par l'Education nationale.
Afin d'évaluer les besoins, le rectorat organise un recensement dans l'ensemble des établissements scolaires niçois.
Aussi, tous les élèves qui souhaitent suivre des cours de langue corse doivent se manifester sans tarder auprès du chef d'établissement de leur lycée, et éventuellement de leur collège, pour les élèves de 3ème.
La CCC qui considère cette action comme une avancée importante, dans une université du continent, suivra avec grand intérêt et vigilance cette « nouvelle donne » et poursuivra bien entendu, ses autres activités culturelles…
Il appartient désormais aux Corses de Nice, à chaque famille, à chaque élève, d'exploiter à fond l'opportunité ainsi offerte.
Etre Corse, c'est également parler corse, s'imprégner de culture corse. Et cela s'apprend. »
Communiqué de la CCC paru dans Corse-matin du vendredi 15 octobre 1993.


La langue corse et la charte des langues régionales (communication CCC, mai 1999).
« Il n'est pas dans las habitudes de la Casa Cumuna Corsa, sauf évènement exceptionnel, de réagir « à chaud » sur l'actualité. On conviendra cependant que le séisme actuel dont les ondes de choc, depuis l'épicentre de Cala d'Orzu, n'ont pas fini de se propager, est suffisamment grave pour que l'on déroge à la règle.
La langue corse
Ce qui motive notre démarche aujourd'hui se situe sur le plan strictement culturel, terrain de prédilection de la CCC. De quoi s'agit-il précisément ?
Lors d'une récente intervention télévisée (JT de 20h de TF1 du 4 mai dernier), Monsieur le Premier ministre a indiqué combien la langue corse faisait l'objet de sa sollicitude tout en ajoutant néanmoins que « la matrice du corse était l'italien »…
A l'heure où en haut lieu on parle de changer de politique gouvernementale en Corse, il serait bon, afin d'éviter d'autres malentendus (les mêmes causes produisant souvent les mêmes effets), d'apporter quelques éclaircissements sur le sujet.
Le corse est une langue romane à l'instar du français, de l'hispano-castillan, du catalan, du portugais, du roumain, de l'italien et d'autres encore. La matrice, la lingua mater par excellence, est le latin.
Chacune de ces langues va par la suite avoir, à partir du latin, sa vie propre…La géographie de la Corse (insularité, hautes vallées…), et son histoire (peuple de résistants, de rebelles…), expliquent pourquoi la langue corse, langue du peuple, langue de l'oralité, va peu évoluer, conservant ainsi nombre de ses caractéristiques originelles.
De l'avis même des spécialistes, et il en est d'éminents à l'université de Corté, le corse constituerait une variété de bas-latin qui se serait en quelque sorte « fossilisé ».
Pas plus qu'il n'existe de « sous – peuples », il n'existe de « sous –langues » et le corse est bien la langue du peuple corse.
La filiation étant précisée, il est naturel que des parentés plus ou moins marquées apparaissent entre les langues romanes. Ainsi le corse et l'italien peuvent présenter des similitudes. Cela ne se limite point à ces deux langues et ne saurait alimenter des préjugés de quelque nature que ce soit.
Quant on connaît la richesse de la culture italienne, loin de constituer un handicap, il s'agit même d'une chance inestimable…
La charte des langues régionales
L'actualité culturelle, décidément riche, est marquée également par une décision politique de première importance : l'engagement pris ce 7 mai par le gouvernement français de signer la Charte européenne des langues minoritaires. La nouvelle, longtemps espérée, nous incite cependant à la plus extrême prudence puisque seuls 39 articles sur 98 sont retenus. En outre la procédure législative promet d'être longue, la ratification n'intervenant seulement dans le courant de l'an 2000…à la condition que la saisine du Conseil constitutionnel par le Président de la République ne débouche sur un avis contradictoire de la haute instance.
On l'aura compris, la perspective est aléatoire et la manœuvre apparemment réduite.
Toponymie corse
Mais finalement, les contraintes juridiques étant ce qu'elles sont, pourquoi ne serait-il pas aux Corses et particulièrement à l'Assemblée territoriale de Corse, dans le cadre institutionnel qui est le sien, d'agir.
En attendant un véritable débat, inévitable à plus ou moins long terme, portant sur l'enseignement et l'utilisation généralisée de la langue corse, pourquoi ne pas adopter, y compris dans les documents officiels, la seule toponymie corse ?
Cela marquerait l'acte d'émancipation vis-à-vis de l'italianité, réalité historique largement relayée par l'administration française, dont on ne peut croire un seul instant, qu'elle préfèrerait l'italien au corse.
Cela constituerait par ailleurs, par sa forte image identitaire, un atout touristique appréciable, fondé sur une réelle spécificité insulaire.
Cela éviterait enfin sur nos panneaux indicateurs, à moins que l'on prenne les locuteurs étrangers pour des simples d'esprit, les affligeantes « déclinaisons » du genre Lupino/Lupinu, Zicavo/Zicavu ou autres Venaco/Venacu… »
Communiqué de la CCC paru dans Corse-matin du jeudi 20 mai 1999.

LES INCIDENTS DU MATCH NICE-BASTIA DE 1992 :

Fait exceptionnel : la rédaction de Corse-matin a fait paraître notre communiqué en page des sports, dans un contexte de tension extrême.
La commission d'appel de la FFF devait en effet se prononcer, ce même jour, sur la confirmation ou non de la suspension du stade de Furiani.
Décidée en première instance la suspension sera finalement levée, et le quart de finale Bastia – Nancy, prévu initialement sur terrain neutre, aura bien lieu à Furiani…
Voici notre intervention :

« A Casa Cumuna Corsa de Nice s'insurge contre la scandaleuse décision prise par la commission de discipline de la Fédération française de football condamnant l'équipe du SC Bastia et privant les supporters insulaires d'un quart de finale de la Coupe de France.
Au-delà des incidents eux-mêmes survenus au stade du Ray, qu'il convient de relativiser, les membres de la CCC de Nice sont indignés par l'exploitation qui en a été faite par certains médias de la Côte d'Azur. Que l'on nous comprenne bien, il n'est pas du tout question pour nous de couvrir les agissements d'une poignée d'excités.
Nous sommes cependant obligés de constater que certains médias ont donné des faits une version pour le moins partiale et, disons-le, xénophobe, lorsque l'on parle entre autres « d'expédition programmée » et de « horde sauvage ».
Il est pour le moins curieux de constater que ces mêmes médias azuréens n'ont pas eu loin s'en faut, le même esprit critique pour dénoncer les évènements survenus dans le même temps sur le terrain de Cannes, alors que c'est une peine plus lourde encore qui frappe le club cannois, ce dont nous ne nous réjouissons pas.
Merci également aux dirigeants de l'OGC Nice qui portent réclamation sans porter réclamation tout en portant réclamation. Il est à souhaiter que leur équipe n'ait, à l'avenir, jamais à participer à une coupe d'Europe, sinon comment traiteraient-ils des supporters à « l'exotisme » encore plus marqué !
La Casa Cumuna Corsa lance un appel aux organisations corses de la Côte d'Azur afin d'adopter une attitude commune pour qu'à l'avenir de tels dénigrements contre la communauté corse ne se reproduisent plus. »
Communiqué de la CCC paru dans Corse-matin du jeudi 16 avril 1992.


LA CATASTROPHE DE FURIANI (5 mai 1992) :

« A Casa Cumuna Corsa s'associe à la douleur des familles des victimes de la catastrophe de Furiani. Notre association exprime ses condoléances émues et fraternelles à tous ceux qui ont perdu un être cher. Qu'ils sachent que ce deuil est celui du peuple corse dans son ensemble.
A ces pertes cruelles, il convient également de penser à ceux, trop nombreux hélas, qui, blessés dans leur chair, porteront à jamais de profondes meurtrissures.
Au-delà de notre légendaire solidarité, déjà toute acquise, il conviendra d'user de vigilance et d'une sollicitude constantes afin de ne pas voir s'ajouter au traumatisme collectif actuel des drames individuels plus anonymes : trop nombreux sont ceux pour qui plus rien désormais ne sera comme avant. »
Communiqué de la CCC paru dans Corse-matin du samedi 9 mai 1992.


UNA MESSA PER TUTTI I NOSTRI MORTI

Messe de requiem dans une décennie de malheur : aux morts de Furiani viennent s'ajouter les morts tout aussi tragiques d'une vingtaine de nos jeunes compatriotes emportés par une folie meurtrière (communication CCC de mai 1996).
Furiani, 5 di maghju di u 1992 : sò oramai quatr'anni ch'ellu hè accadutu u dannu ma i lagni si facenu sempre sente. Lagni azzizzati da e mugature di i ferriti maiò, lagni d'addisperu di e famiglie di quelli chi ùn so più.
Eppuru, Furiani ùn ha bastatu !
Un vilenu di un'altra spezia mette u bisestu in Corsica sana.
D'altre stirpere cagiunanu pistature nove : l'amicu si muta in nemicu, u fratellu tomba u fratellu.
Di pianti in vindette chì avvene omu si appronta pè i figlioli nostri, quale distinu pè u populu corsu ?
In un libru assai cunnisciutu chì trattava già di una guerra civile in a corcia Spagna (eranu tandu i Spagnoli chì si stirpavanu fra di elli), Hemingway, cume spiegazione à u titulu di l'opera, cì ramenta issè parole :
« A morte di u Cristianu hè quella di noi altri tutti. Ùn cerca micca à sapè per quale sona u murtoriu chì sona ancu per tè ! »
Pè e vittime di Furiani, per tutte e vittime cascate in terra di Corsica, una messa di fratellanza sera detta u venneri 3 di mahju à sei ore è mezu di sera, in a chjiesa di Sant'Antone di Ginestière di Nizza. »
Communiqué de la CCC paru dans Corse-matin du vendredi 3 mai 1996

PRIX LINGUA CORSA LINGUA VIVA :
- Corse-matin du mardi 12 juillet 1994
- Corse-matin du mercredi 20 septembre 1995
- Corse-matin du lundi 4 décembre 1998


I CORSI D'ALTRÒ :
La Casa Cumuna Corsa a les honneurs de toute la dernière page de Corse-matin du mercredi 21 juin 1995, dans la rubrique « I Corsi d'altrò » du regretté Nicolas Giudicci.




 
 
 
 

Réunion de présentation
19 Octobre 2009 à 18h15
Lycée Beau-Site
38 Avenue Estienne d'Orves
Nice

Formulaire d'inscription
A télécharger ici